DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE : Un nouveau projet de ville, c’est une nouvelle façon de construire un projet

A notre réunion du 23 mars prochain, plusieurs thématiques de ville seront débattues entre saint-loupiens : l’urbanisme, les commerces, l’éducation, la culture, la sécurité, la solidarité, …

Des membres de notre association animeront des « tables rondes », dont Sandrine CHENUET, référente de l’atelier questions sociale et solidarité, qui explique ci-dessous notre démarche de démocratie participative.

Décidons Autrement Saint-Leu porte une démarche inédite parce que c’est la première fois que l’on va interroger les habitants sur leur vision de la ville et écouter sur les propositions qu’ils ont à faire. Aujourd’hui, les groupes de quartier ne font pas bouger les lignes du projet de ville. Les habitants qui ont exprimé une volonté de changement n’ont pas été associés à une politique à mettre en place. Il n’y a pas de droit de suite.

Je pense qu’il n’y a pas de meilleure solution que de construire des actions à plusieurs cerveaux pour trouver des solutions qui sont adaptées aux besoins.

Un projet se construit sur les valeurs de ceux qui se présentent et sur les besoins des habitants. Lorsqu’on est élu, on doit continuer à évaluer si les engagements ont été respectés, donc retourner à plusieurs reprises voir les habitants pour voir combien d’engagements ont été tenus, si d’autres sont arrivés et d’autres supprimés.

Certaines villes bénéficient d’un service Démocratie Participative qui a pour mission d’engager une discussion avec les habitants sur plusieurs projets. Le service rend compte de ce qui est fait – ou non – devant des comités dits de voisinage. Pour chaque projet urbain, une charte est écrite affirmant que les habitants seront associés à toutes les étapes du projet. A Saint-Leu, ces lieux consultatifs manquent, par exemple pour la jeunesse. Il faut installer une démarche transversale et engager une réflexion sur comment on coproduit et on met en place ce qui est discuté. Dans un projet, on prend en compte les habitants en restituant sincèrement ce qu’on fait et si les actions qu’on a mis en place ont un effet. Associer les habitants, c’est les associer dans toutes les phases, tout au long d’un projet : du diagnostic à la construction d’actions pour faire évoluer l’environnement sur lequel il y a contestation et, bien sûr, l’évaluation.

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