Sécurité : La prévention et le cadre de vie comme priorités

Élu pendant 20 ans dans une ville de Seine-Saint-Denis comme adjoint au maire et vice-président d’une communauté d’agglomération de 350 000 habitants, Jean-Paul LE GLOU a travaillé sur les questions de sécurité et de prévention de la délinquance. Des sujets qui nous intéressent directement puisqu’ils ont des incidences directes sur notre quotidien. Plusieurs angles d’approche sont possibles pour traiter des questions de sécurité. Une d’elles consistent à mieux prendre en compte le cadre de vie. C’est essentiel parce que du cadre de vie peut dépendre notre perception de la sécurité. Il est aussi nécessaire de parler du sentiment d’insécurité parce qu’il dépend de chacun·e, de sa catégorie sociale, de son âge, de l’endroit où il habite, de son isolement social et géographique…

La sécurité est un des sujets qui préoccupe le plus les gens. L’atelier que nous proposons est en lien avec les autres ateliers. En effet toutes les dimensions sont à prendre en compte pour répondre aux attentes d’une ville apaisée.

« Prendre en compte le cadre de vie est essentiel pour traiter des questions de sécurité »

C’est pourquoi nous vous proposons de nous interroger d’abord sur ce que nous mettons chacun derrière les termes « sécurité » et « insécurité ». Il y a la sécurité routière : un panneau détérioré sur la route, la voirie qui manque d’entretien, la vitesse des voitures sur la rue du Général Leclerc, etc. Il y a la sécurité des personnes, la sécurité des biens… Il y a par exemple un lien entre le sentiment d’insécurité et l’aménagement de l’espace public : une personne peut se sentir en insécurité dans un espace mal éclairé. C’est aussi parfois le cas dans des espaces conçus par des hommes, comme les parcs urbains et leurs équipements sportifs qui peuvent générer aussi ce sentiment d’insécurité avec des lieux mal partagés. Traiter ces questions, c’est aussi agir contre des comportements qui créent du sentiment d’insécurité, des incivilités ou des tensions.

Une réponse sociale pour lutter contre l’insécurité

Les causes de l’insécurité sont nombreuses, les solutions à mettre en œuvre sont aussi nombreuses et diverses. Faut-il développer des actions en direction des jeunes, travailler sur l’inclusion des publics, travailler avec l’Education nationale, mieux entretenir l’espace public, développer la place des associations, exiger des moyens de police nationale ? Plus nous traiterons de l’ensemble des questions, plus nous serons en capacité d’agir sur l’insécurité. Il est important que tou·te·s les habitant·e·s de la ville soient partie prenante de cette question, qu’ils se sentent concernés, et acteurs de leur ville. 

« Prévenir l’insécurité, c’est inclure tous les habitants dans le projet de prévention »

On ne peut pas régler les questions d’insécurité en développant uniquement des moyens de police. Nous pouvons nous appuyer sur des instances où l’on coproduit de la sécurité et de la prévention, comme les contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Le maire peut partager des éléments de diagnostic et rechercher des solutions avec de nombreux acteur·rice·s. Il peut aussi exiger des moyens adaptés, y compris humains et financiers auprès de l’Etat. 

Les villes sont des acteurs majeurs de la prévention.  L’écoute, le soutien, l’accompagnement des habitant·e·s sur cette question est déterminant. Pendant son mandat, les élu·e·s doivent rencontrer régulièrement les habitants, les consulter sur les projets, rendre compte de ce qui a été fait, des avancées mais aussi des batailles à mener pour garantir le droit de vivre en sécurité.

Cette première étape consiste à faire le point sur ce qui va et ce qui ne va pas sur ces questions.

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